Symptômes et Maladies
Ce qu'il faut connaitre
Constipation de l’enfant
Diarrhée aiguë de l’enfant de plus de 3 ans
Douleurs de l’enfant
Douleurs de l’oreille et otite de l’enfant
Fesses rouges du nourrisson ou érythème fessier
Fièvre de l’enfant
Mal de gorge et angine de l’enfant
Mal des transports chez l’enfant
Maux de ventre de l’enfant
Poussées dentaires
Poux et lentes chez l’enfant
Régurgitations et vomissements du nourrisson
Rhinopharyngite de l’enfant
Toux de l’enfant
Constipation de l’enfant La constipation est très fréquente chez l’enfant. Une constipation occasionnelle est généralement bénigne et se corrige facilement par de simples mesures alimentaires. En revanche, une constipation chronique peut révéler une maladie sous-jacente et nécessite toujours un avis médical. Ce qu’il faut savoir Les signes de constipation varient selon l’âge de l’enfant. - Chez le nourrisson, les selles sont normalement molles, voire liquides et jaunes lorsqu’il est allaité. L’absence de selle pendant 2 jours n’est pas inquiétante. En cas de constipation, les selles durcissent et l’enfant doit faire des efforts douloureux pour les évacuer, souvent en grimaçant. - Chez le jeune enfant, la constipation se définit par des selles espacées (plus de 3 jours) et dures. La douleur provoquée par l’expulsion pousse l’enfant à se retenir, ce qui assèche encore davantage les selles et crée un cercle vicieux. La constipation s’accompagne souvent de douleurs abdominales, de ballonnements, d’irritabilité ou d’apathie, et parfois de « fausses diarrhées » (émission de liquide autour des selles durcies). Les causes Chez le nourrisson de moins de 18 mois, la constipation est souvent liée à : - Un apport insuffisant en liquides (mère qui allaite et boit peu, biberons trop concentrés) ; - Un environnement trop sec ou trop chaud. Chez l’enfant plus grand, elle est le plus souvent due à une alimentation déséquilibrée : trop pauvre en fibres (légumes, crudités, fruits) et en boissons, et trop riche en aliments constipants (chocolat, banane, coing, riz, féculents, tapioca…). Des facteurs comportementaux jouent également un rôle important : l’enfant n’a pas le temps d’aller aux toilettes le matin, les sanitaires de l’école lui déplaisent, il se retient. À force, il perd le réflexe d’exonération. Les selles stagnent, durcissent et deviennent de plus en plus difficiles à évacuer. Quand consulter rapidement Ne pratiquez jamais l’automédication chez l’enfant. Consultez immédiatement un médecin dans les situations suivantes : - Nourrisson de moins de 18 mois constipé depuis plus de 3 jours ; - Présence de sang ou de glaires dans les selles ; - Fièvre (≥ 38 °C chez le nourrisson, ≥ 38,5 °C chez l’enfant), frissons ou douleur abdominale localisée et fixe ; - Vomissements ; - Douleurs au niveau de l’anus. Bonnes pratiques Votre enfant est un nourrisson Prévention - Si vous allaitez : buvez abondamment (2 à 3 litres d’eau par jour) et proposez régulièrement de l’eau à votre bébé. - Si vous utilisez des biberons : évitez les farines épaississantes et respectez scrupuleusement la dilution du lait. En cas de constipation Ne donnez aucun traitement sans avis médical. En attendant la consultation, vous pouvez proposer à la cuillère de toutes petites quantités de bouillon de poireaux ou de jus de fruits riches en fibres (orange, pomme). Votre enfant a plus de 30 mois Prévention - Proposez une alimentation riche en fibres : fruits, légumes, pain complet, céréales. - Faites-lui boire régulièrement de l’eau additionnée de jus de fruits (orange, pomme, ananas, kiwi…). - Encouragez l’activité physique : évitez les écrans prolongés, privilégiez le sport et les jeux extérieurs. Le mouvement est l’un des meilleurs remèdes contre la constipation. En cas de constipation - Enrichissez fortement son alimentation en fibres. - Si cela ne suffit pas, utilisez un laxatif osmotique (lactulose, lactitol ou macrogol). Ces médicaments sont sûrs mais leur action n’est pas immédiate. Ne jamais utiliser de laxatifs irritants (stimulants) chez l’enfant. En cas de constipation chronique, souvent liée à de mauvaises habitudes, consultez votre médecin. Il pourra être nécessaire de réapprendre à l’enfant le réflexe d’exonération : - Identifiez les raisons pour lesquelles il se retient. - Proposez-lui d’aller à la selle tous les jours à heure fixe (après le petit-déjeuner par exemple ou après un grand verre d’eau fraîche). - Surélevez ses pieds avec un tabouret. - Laissez-lui le temps nécessaire (il peut lire ou s’occuper). - Apprenez-lui à ne jamais résister au besoin. Les médicaments En l’absence d’avis médical, l’utilisation de laxatifs chez l’enfant (à partir de 3 ans) doit rester exceptionnelle et de courte durée (maximum 3 jours). 1. Laxatifs osmotiques (laxatifs doux de première intention) Ils ramollissent les selles en retenant l’eau dans l’intestin. - Lactulose (ex. Duphalac®) : une prise le matin suffit souvent. Goût sucré mais sans apport calorique, utilisable chez le diabétique. - Lactitol (ex. Importal® Enfants). - Macrogol (ex. Forlax®) : très sûr, la dose peut être augmentée si nécessaire. Conseil : faire boire l’enfant abondamment (environ 1 litre de boissons peu sucrées par jour) pour éviter les ballonnements. 2. Voie rectale - Suppositoires effervescents : Eductyl® Enfants est à privilégier. Il stimule le réflexe exonérateur par dégagement de gaz carbonique, sans irritation. - Suppositoires à la glycérine : utilisables ponctuellement. À éviter - Micro-lavements à base de sorbitol ou de dihydrogénophosphate de sodium : irritants et susceptibles d’altérer le réflexe exonérateur. - Laxatifs irritants (stimulants) : formellement contre-indiqués en automédication chez l’enfant.